Colloque | L’Afrique et la contestation du droit international
Joignez-vous à nous pour ce colloque consacré à la place de l’Afrique dans la production, l’interprétation et la transformation du droit international. À travers deux panels réunissant plusieurs spécialistes, les échanges porteront notamment sur les institutions, les droits, ainsi que les transformations environnementales, économiques et sociales du droit international.
Le colloque se conclura par le lancement officiel des mélanges offerts au doyen Maurice Kamto.
14 octobre 2026, de 14 h à 17 h
Salon François-Chevrette, salle A-3464, pavillon Maximilien-Caron
Faculté de droit de l’Université de Montréal
Inscription gratuite pour les places en présentiel.
Le droit international entretient avec l’Afrique une relation profondément ambivalente. Historiquement mobilisé pour légitimer l’esclavage, la colonisation et certaines formes contemporaines de dépendance, il constitue également un langage dont les États, les institutions et les juristes africains se sont saisis pour défendre leur souveraineté, construire des régimes régionaux et proposer des réponses originales aux défis mondiaux. Cette ambivalence traverse l’œuvre scientifique du professeur Maurice Kamto. Sans relever exclusivement des approches critiques ou postcoloniales, sa pensée conjugue la rigueur du juriste positiviste, l’attention portée aux réalités politiques et une conception objectiviste du droit international. Elle invite à interroger la capacité des normes établies à répondre aux besoins concrets de la société internationale, particulièrement lorsque l’égalité juridique formelle dissimule de profondes asymétries de pouvoir. Le présent colloque se propose de répondre à la question suivante
« Comment passer d’une Afrique objet ou destinataire du droit international à une Afrique reconnue comme lieu de production, d’interprétation et de transformation de ce droit? »
Les contributions réunies dans L’Afrique et la contestation du droit international permettent d’examiner cette problématique selon trois mouvements complémentaires : les fondements intellectuels et les sources du droit; l’appropriation africaine des institutions et des régimes internationaux; enfin, les transformations matérielles du droit face aux inégalités environnementales, économiques et sociales. Le colloque entend dépasser l’opposition entre adhésion et contestation. Il propose d’évaluer les conditions dans lesquelles la critique africaine peut devenir une véritable force de reconstruction du droit international.
14 h – 14 h 10 : Accueil et ouverture
Alain-Guy Sipowo, De la posture victimaire à l’acteur normatif : penser la contestation africaine du droit international
LL.D, avocat, Professeur adjoint à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, Membre du Centre international de criminologie comparée (CICC) et du Centre de recherche et d’études internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM)
14 h 10 – 15 h 20 : Panel 1 – Repenser les fondements, les droits et les institutions depuis l’Afrique
Guy Azebové Tetang, L’imaginaire du droit international : un « exotisme » pour l’Afrique?
Docteur en droit et chargé de cours à l’Université de Montréal
Pythagore Nono Kamgaing, L’égalité des droits de l’homme et de la femme dans la Charte arabe des droits de l’homme
Ancien fonctionnaire du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et Chercheur indépendant
Amissi M. Manirabona, Une Cour pénale africaine, pourquoi pas?
Professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal
Simon Pierre Hemle Djob Sotong, Le mécanisme africain de lutte contre
la corruption : redondance, alternative ou complémentarité?
Docteur en droit, Chercheur associé à l’École nationale d’administration
publique (ENAP). Enquêteur-expert à l’autorité des marchés publics (AMP).
15 H 20 – 15 H 30 : PAUSE
15 H 30 – 16 H 40 : Panel 2 – L’Afrique face aux transformations environnementales, économiques et sociales du droit international
Maura Marchegiani, Le développement durable selon la perspective africaine
Professeure de droit international, Université pour étrangers de Pérouse
Dieudonné Édouard Onana Onguéné, Convergence des obligations internationales de l’État : investissements et environnement
Docteur en droit et chargé de cours à l’Université Laval
Thierry Galani-Tiemeni, Pour une contestation des périphéries institutionnalisées du droit transnational du travail
Docteur en droit (LL.D.) de l’University of the Western Cape
Lyes Sam, L’apport de l’Afrique au droit international des réfugiés : contestation ou consolidation? (À confirmer)
Professeur à la Faculté de droit de l’Université de Tizi-Ouzou, Algérie
16 h 40 – 16 h 55 : Propos conclusifs
Charles Moumouni, De l’Afrique objet à l’Afrique actrice de la transformation du droit international
Avocat, Professeur titulaire à l’Université de Laval
17 h 00: Lancement officiel des mélanges offerts au doyen Maurice Kamto
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