Conférence

16 novembre 2026 - de 13h à 14h

Comparer la criminalité de populations différentes : comment faire?

Conférence de Rémi Boivin
Lundi 16 novembre 2026, de 13h à 14h
Théâtre de poche (POL-2113), Université Laval

Inscription pour les places en présentiel.


Résumé : 

Le taux de criminalité est, de loin, l’indicateur agrégé de criminalité le plus connu. Il s’agit la plupart du temps de la simple division du nombre de crimes enregistrés pour un endroit ou un moment donné par la taille de la population résidente de cet endroit ou moment. Le taux de criminalité est populaire car il nous permet de comparer des unités qui ont une taille de population différente. La criminalité est-elle plus fréquente à Montréal (qui compte environ 2 millions d’habitants) ou à Saint-Hyacinthe (population d’environ 60 000 résidents)? Le taux per capita permet de tenir compte de la taille de la population mais prend pour acquis que la structure de la population (par âge, par sexe, etc.) y est similaire. Or, les études démographiques nous disent le contraire depuis des décennies ; un exemple parmi d’autres, bien connu, est que la population vieillit. Autrement dit, la population actuelle compte un moins grand nombre de personnes âgées de moins de 25 ans qu’il y a 50 ou 60 ans. Le problème est que plusieurs études criminologiques ont montré que les personnes jeunes sont plus susceptibles d’être impliquées dans un crime comme auteur ou victime. Logiquement, moins de jeunes devrait signifier moins d’infractions criminelles -d’ailleurs, un creux historique du nombre de crimes enregistrés par la police a été atteint au début des années 2010. L’explication est-elle simplement « mécanique »?
La présentation se base sur les données de la criminalité enregistrée par la police en 2016 (année du dernier recensement canadien pré-pandémie) pour comparer la criminalité de 233 régions policières canadiennes. Ces régions, qui peuvent inclure plusieurs municipalités, ont des populations qui diffèrent non seulement en termes de taille mais aussi de structures de la population. L’impact de ces différences sur la criminalité est aussi abordé.

Biographie : 

capture-decran-le-2026-10-21-a-112133.png (grande - 640 x 480 free)

Rémi Boivin

Professeur agrégé à l'École de criminologie de l'Université de Montréal, chercheur régulier à l'Équipe de recherche sur la délinquance en réseau (ERDR) et chercheur régulier au CICC.

Événements

Attention - Votre version d'Internet Explorer est vieille de 21 ans et peut ne pas vous offrir une expérience optimale sur le site du CICC. Veuillez mettre à jour votre ordinateur pour une expérience optimale. Nous vous recommandons Firefox ou Chrome, ou encore ChromeFrame si vous êtes dans un environnement corporatif ou académique dans lequel vous ne pouvez pas mettre à jour Internet Explorer.