Les études sur les trajectoires de vie de contrevenants adultes se penchent généralement sur les événements de vie susceptibles de mener au désistement. Peu d’études s’attardent aux habitudes de vie déviantes qui peuvent inciter les contrevenants à persister dans le crime ou à en commettre davantage. Le port d’arme représente une de ces habitudes de vie déviantes. Cette étude examine la relation entre le port d’arme à feu, la participation, la fréquence et la diversité de crimes commis. Des données ont été collectées auprès de 220 contrevenants adultes sur des thèmes variés, comme leurs antécédents criminels, leurs relations avec les armes à feu et certains événements de vie. Le port d’arme à feu était peu lié à la participation à des types de crimes. Toutefois, ceux qui portaient une arme à feu affichaient une plus grande diversification de leurs activités criminelles et avaient commis plus de crimes instrumentaux. La relation entre le port d’arme à feu, les meurtres ou tentatives de meurtre et le prêt usuraire était « contaminée » par le penchant criminel des répondants. La fraude, la production et la vente de drogues n’étaient pas reliées au port d’arme à feu. En conclusion, l’arme à feu représente une habitude de vie déviante qui semble associée à certains paramètres de la carrière criminelle. D’autres études sont nécessaires, d’une part, afin de bien comprendre l’avantage de l’arme à feu par rapport à d’autres armes, et, d’autre part, au sein d’autres échantillons de contrevenants.
Ce soixante et unième épisode interroge Étienne Blais.
Plus de détails : https://www.erudit.org/fr/revues/crimino/2026-v59-n1-crimino010944/1126692ar/

Criminologie est une revue de recherche scientifique avec comité de lecture (peer reviewed). Elle s'adresse aux scientifiques et aux professionnels de la justice pénale, présente des dossiers thématiques construits autour des préoccupations et des intérêts actuels des criminologues québécois, canadiens, étatsuniens et européens.
Pour la première fois depuis sa création, la revue Criminologie porte son attention, dans ce numéro thématique (Volume 52, numéro 1), sur ces personnes qui n’ont pas enfreint les normes pénales, ni ne sont des victimes de ces infractions, ni même des agents qui influencent, modifient ou appliquent ces normes. Ce qui les identifie, malgré elles, comme une population hétérogène que la criminologie se doit de mieux connaître, ce sont leurs liens familiaux et affectifs avec une personne judiciarisée.
Voici trois épisodes interrogeant plusieurs de nos auteures sur leurs articles rédigés pour ce numéro.
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