Comme la plupart des jeunes d’aujourd’hui, les membres de gangs de rue utilisent de plus en plus les médias sociaux ; toutefois, ils affichent souvent des menaces ou se vantent de leur affiliation à un gang. Avec l’augmentation de la violence liée aux armes à feu et aux gangs, cette étude a examiné comment les membres de gangs dans une ville canadienne utilisent les médias sociaux pour afficher du contenu violent. Une analyse du contenu visuel des comptes Instagram, YouTube, Snapchat et TikTok de membres de gangs connus à Montréal, au Canada, a été effectuée. Les messages ont été codés en fonction d’indicateurs de violence : présence d’armes à feu, gestes d’arme à feu, signes de main et autres images violentes. Les armes à feu étaient présentes dans 29 % des messages codés, tandis que les gestes et les signes de main apparaissaient dans plus de 50 % des messages codés. Les autres types d’images violentes, y compris les passages à tabac et les images de cadavres, sont rares. Instagram montrait plus de signes de main et d’armes à feu ; YouTube présentait plus de gestes d’arme à feu. Ces résultats décrivent comment les membres de gangs utilisent les médias sociaux pour faire de la violence et révèlent les différences dans l’utilisation des plateformes. Ils donnent un aperçu de la façon dont les gangs communiquent en ligne dans une ville canadienne et nous amènent à formuler des stratégies pour réagir à ces comportements problématiques.
Ce soixante-troisième épisode interroge Noelle Warkentin.
Plus de détails : https://www.erudit.org/fr/revues/crimino/2026-v59-n1-crimino010944/1126693ar/

Criminologie est une revue de recherche scientifique avec comité de lecture (peer reviewed). Elle s'adresse aux scientifiques et aux professionnels de la justice pénale, présente des dossiers thématiques construits autour des préoccupations et des intérêts actuels des criminologues québécois, canadiens, étatsuniens et européens.
Pour la première fois depuis sa création, la revue Criminologie porte son attention, dans ce numéro thématique (Volume 52, numéro 1), sur ces personnes qui n’ont pas enfreint les normes pénales, ni ne sont des victimes de ces infractions, ni même des agents qui influencent, modifient ou appliquent ces normes. Ce qui les identifie, malgré elles, comme une population hétérogène que la criminologie se doit de mieux connaître, ce sont leurs liens familiaux et affectifs avec une personne judiciarisée.
Voici trois épisodes interrogeant plusieurs de nos auteures sur leurs articles rédigés pour ce numéro.
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